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Cigogne
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"Solutions pour l'Accueil et l'Animation" link
En considérant le Tourisme comme un créateur de richesses pour les pays d’accueils, l’animation doit ouvrir de nouvelles perspectives. Elle doit participer au développement local en impliquant les populations originaires du site. Ces dernières doivent être encouragées à mettre en valeur leurs richesses de manière accessible et toujours authentique.
Une remise en question globale doit être menée et doit aboutir à un plan d’action. A partir de ce travail théorique, une équipe dirigeante sera charger de trouver sur le terrain, une harmonie entre les populations locales et les visiteurs, entre les objectifs culturels et la réalité économique, et entre le respect de traditions ancestrales et l’ouverture nécessaire vers la modernité.
Selon moi, et d’après mon expérience dans plusieurs pays touristiques dans le monde, un état des lieux du potentiel culturel, folklorique et traditionnel doit être mené par des acteurs locaux qualifiés. Une aide extérieure est nécessaire pour la mise en place d’un tel cahier des charges. Ce regard froid et objectif permet souvent de découvrir, entre autre, qu’une action qui peut paraître banale pour les populations locales peut s’avérer être une curiosité digne d’intérêt pour les visiteurs qui la découvrent pour la première fois.
Photo * Découverte de la faune dans son envirronement - Ouarzazate 2007
J’ai eu l’occasion de constater que le succès de l’animation culturelle dépendra de plusieurs éléments ;
-la qualité et la motivation de l’équipe
chargée de la récolte des informations ; on doit chercher dans la mémoire collective les éléments à mettre en valeur, le patrimoine doit être écrit pour ne pas disparaître (histoires,
légendes, jeux, évènements du passé, figures locales, recettes …).
-la mixité des membres de l’équipe chargée du
travail de recherche et de sélection des nouvelles idées ; il faut « écouter les marchés » et ne pas travailler dans une bulle.
-le degré d’implication des populations
locales dans ces activités ; elle doivent y trouver un intérêt, donc une motivation supplémentaire pour mettre en avant leur patrimoine dans un but clairement établi, au sein d'un
schéma de fonctionnement simple et efficace. La générosité comme créateur de liens.
-la largesse de l’éventail des domaines ciblés
; la vie de tous les jours est un des principaux domaine où puiser les idées à développer, d’autres domaines moins évident peuvent s’imposer. Du choix de ces domaines va naître l'originalité de
l'offre. Il na faut pas se poser de barrières ; les idées "stupides" sont parfois le terreau des idées originales !
-la mise en place d’un programme d’activités
qui suit les manifestations et les évenements prévus par le calendrier (fêtes locales, récoltes, climat, faune et flore …).
-la précision de ce programme établi comme un
cahier des charges ou l on retrouvera par écrit tous les éléments nécessaires à la mise en place des activités (procédure, matériel, contacts ...). La tenue, le suivi et l’utilisation d’un tel
outil permettra une amélioration régulière du travail, même en cas de changement d’équipe ou autres évènements interrompant les actions. Les écrits restent !
-le déroulement de l’activité doit être
maîtrisé dans le DETAIL (timing, lieu, acteurs, but, alentours, fin …), ce travail de préparation et de mise en place doit être invisible aux yeux du visiteurs. Il doit vivre une expérience
spontané dans la serénité et la contemplation.
-l’adaptation ; ces activités doivent être accessibles et enrichissantes pour les visiteurs de tous les âges, sans pour autant être dénaturées. Le savant dosage entre tradition et modernité doit être trouvé et proposé de manière cohérente. L’objectif étant de proposer un produit AUTHENTIQUE. Le visiteur sera déçu par une activité de masse et factice (j’appelle cela la formule « djellaba / basket » ; on me fait croire que ce produit est authentique mais je vois bien que c’est « bidon », je ne reviendrais pas).
-la connaissance des marchés émetteurs, pour la congruence de l’offre. Se poser des questions et faire des recherches ; que vivent les gens qui nous rendent visite ? quel est leur mode de vie ?-l'ANTICIPATION; une veille doit être mise en place pour cerner les évolutions des marchés et réagir en fonction. Le visiteur doit pouvoir être atteint après sa visite grâce aux nouveaux moyens de communications, pour anticiper sa prochaine visite.
-la capacité à remettre en question un travail devenu obsolète, les mentalités changent très vite, les attentes du consommateur évoluent sans cesse. Le recueil en direct des avis des visiteurs permet une rectification rapide et efficace.
-la pérennité des actions dans le temps ; le visiteur doit pouvoir retrouver un certains nombre de choses si il vient plusieurs fois (c’est le but) ;la qualité du service, l’innovation constante, la motivation des acteurs locaux, et il doit aussi constater l’évolution du site et de l’environnement qu’il visite à plusieurs mois d’intervalle.
Photo * La Calligraphie, un art qui s'adapte à l'esthétique moderne - Marrakech 2008
A chacune de ses visites le clients doit se dire « A chaque fois que je viens ici, je constate des évolutions et des améliorations, les acteurs locaux sont dynamiques et utilisent le fruit
de mes visites de manière intelligente pour leur bien être et pour mon plus grand bonheur. l'échange est équilibré et éthique. JE REVIENDRAIS CAR JE ME SENS IMPLIQUE »
Voici donc quelques éléments qui peuvent trouver une place dans les nouveaux tourismes (vert, durable, équitable, écologique, participatif …) comme dans les structures plus classiques.
La CREATIVITE sera la qualité essentielle à maîtriser pour construire un produit de qualité selon cette vision.
Photo * Formation animation de randonnée pedestre, utiliser les ressources pour créer l'animation - Team Cigogne Active
2008
La question de la maîtrise des coûts et des investissements reste ici anecdotique. Trouver le « POINT DE BASCULE » devient
simple car les investissements sont limités.
L’offre doit être de qualité car au-delà de l’importance de la satisfaction de quelques visiteurs c’est l’image d’un pays, d'une région, d'un village et d’une population qui sera jugé et apprécié. La critique est facile.
Le but de notre réflexion et de notre travail étant de donner confiance à des populations souvent rurales et parfois en difficultés. Clairement ; elles possèdent une partie de la solution au problème de l’innovation du produit Touristique de nombreux pays.
Photo * Jeux d'enfants recréant le paysage de la ville - Marrakech 2009
Chacun peut trouver son positionnement, ses valeurs, sans copier le voisin. Pas besoin non plus de compter sur les idées venant des bureaux des grands TO. Ce n’est pas leur travail de répondre à une demande hors du Tourisme de masse, chacun sa spécialité. C’est évident. Je connais très bien le sujet.
L’essentiel est là , devant nous, devant vous, à la portée de l’imagination de chacun.
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